Traiter l’épilepsie réfractaire par la stimulation du nerf vague

Dans 30% des cas, l’épilepsie ne répond pas aux traitements. Les patients concernés nécessitent alors une prise en charge dans un centre d’épilepsie réfractaire. La stimulation du nerf vague (ou VNS pour Vagus Nerve Stimulation) peut améliorer leur épilepsie et leur confort de vie. Le mécanisme d’action de la VNS est toutefois toujours en cours d’élucidation. Ce projet vise à mieux le comprendre pour mieux cibler les facteurs prédictifs d’une bonne réponse clinique.

Je soutiens ce projet
  • 45€ /96.718€ Collectés
  • 213 Jours restants

70.000 belges sont atteints d’épilepsie

L’épilepsie reste encore trop souvent synonyme de condamnation sociale. Cette maladie neurologique chronique se caractérise par la répétition de « courts-circuits » cérébraux, durant lesquels l’activité électrique d’une population de neurones devient momentanément excessive et hypersynchrone, se traduisant en crises. Dans 30% des cas, l’épilepsie ne répond pas aux traitements. Beaucoup de ces patients épileptiques réfractaires ne sont pas éligibles pour la chirurgie curatrice : la neurostimulation et, plus spécifiquement la stimulation du nerf vague, intervient alors. Utilisée depuis plus de 30 ans, son efficacité a été prouvée pour plus de 60% des patients, avec une réduction de fréquence des crises supérieure à 50%.

Efficacité prouvée mais mécanismes encore flous

Malgré plusieurs années d’utilisation, le mécanisme d’action de la stimulation du nerf vague est toujours en cours d’élucidation. Les chercheurs de Saint-Luc cherchent à mieux le comprendre afin de mieux cibler les facteurs prédictifs d’une bonne réponse clinique.

Dans le cadre de cette recherche, plusieurs axes de travaux de recherche scientifique seront réalisés.

Le 1er axe porterait sur la manière dont la VNS influence la connectivité cérébrale, qui pourrait être à l’origine de son action antiépileptique. 30 patients avec indication de VNS seront recrutés pour réaliser ces analyses de connectivité cérébrale.

Le 2ème axe viserait à identifier de potentiels biomarqueurs d’efficacité par le biais de la stimulation transcutanée non-invasive du nerf vague (t-VNS), par stimulation auriculaire. Bien que la t-VNS ne soit pas une alternative thérapeutique à la VNS classique, son utilisation préalable permettrait d’identifier les patients susceptibles de bénéficier au mieux du traitement.

Avec votre consentement, nous aimerions utiliser des « cookies » afin de comprendre comment les utilisateurs interagissent avec notre site web pour l’améliorer. En savoir plus ici

mattis id Sed consectetur vulputate, suscipit